Mon rêve

Copie du 09/10/2009

Coucou les filles !

 

Comme en ce moment j'ai pas la motiv pour mettre a jour mon blog, je squatte occasionellement les votres et de temps à autres je me lache un peu.

Voici donc la copie d'un com ecrit à Boo :

 

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Coucou toi !

Rhoooo... mais non je ne déteste pas ton blog ! Quelle drôle d'idée voyons !!! Tu sais bien que c'est loin d'être le cas. Je t'ai même accepté en partenaire ! Chose que je fais assez rarement.
Non en vérité, et je suis certaine que tu l'a compris, j'ai besoin de faire le point, de me retrouver et de retrouver mon passé pour faire le point. Si tu as lu sur mon blog, dans mon histoire, l'histoire de Mr Jack puis ensuite celle de sa naissance (dans cet ordre) alors tu comprendras que cela me demande de prendre un certain recul afin de mieux analyser la situation.

Je me permet de noter ici (au profit de toutes) ce que j'ai réussi a comprendre depuis ce début de mois :

1) IL EST IMPORTANT D’IDENTIFIER LA SOURCE DE NOTRE MAL-ETRE : mon mal-être au collège et après (et déjà un peu avant) est née quand j'étais a l'école primaire suite à des attouchements de la part de 2 de mes camarades de classe (et copain de village) et de mon cousin age de 13 ans (5 ans de plus que moi)

2) LA PLUS PART DES VICTIMES D’AGRESSION SEXUELLES E+OU D’ATTOUCHEMENT SE COUPENT DE LEURS PROCHES : suite a cela JE me suis enfermée dans ma honte et J'AI cessé de parler aux autres enfant, de jouer avec eux. Et c'est cause de ça qu'a leur tour il ne m'on plus parlé. Et non l'inverse comme je le croyais jusqu'à présent.

3) QUAND LES PERSONNES VICTIMES DE CHOC EMOTIONNEL NE SONT PAS PRISES EN CHARGE (famille ou medecin) IL SE CREE UN PHÉNOMÈNE DE DENIS MAIS LE MAL-ÊTRE PERSISTE ET LE « CHOC » PEUT RESSURGIR A TOUT MOMENT : j'en ai eu tellement honte et je me suis sentie tellement sale que j'ai tout fait pour cacher ça a absolument tout le monde. Tans et si bien que j'ai moi même fini par l'occulter et que je suis parvenue a n'en avoir qu'un souvenir impersonnel

4) LES VICTIMES D’AGRESSIONS SEXUELLES ONT TOUTES DE GROS PROBLEME AVEC LEUR FEMINITE ET LEUR SEXUALITE tant que la douleur reste trop vivant : a cause de ça, je me suis détourné de mon apparence de "fille". Non seulement je ne tententais pas d'être jolie mais je ne voulais l'être car je ne voulais pas plaire aux garçon. Je ne voulais plus qu'un garçon veuille de mon corps. Je me suis longtemps habillé "sport" et classique afin de lisser a maximum mon apparence. J'aimais le look à la garçonne, t-shirt large, pull a grosse cote, jean large, pantalon velour, chemise a carreau et grosse chaussure style Doc Marteen. La dedans je me sentais sexuellement neutre ; protégé. Protégée du regard de autres. Je savais que je ne ressemblais a rien, que j'étais celle qu'on ne vois pas, qu'on ne remarque pas ; c'était un peu ce que je voulais. Mais d'un autre cote j'aurais tant aimé être aimé, ou plutôt aimable. J'aurai voulu qu'on me trouve jolie ; pas belle ou bonne, non juste mignonne ou même seulement "pas moche". Mais même arrivée au lycée, même à la fac j'avais encore cette crainte que l'on me "vois" comme une chose sexuelle et ça m'a longtemps bloqué. Y compris dans mes relations amicales.

5) IL Y A ÉGALEMENT BEAUCOUP DE PROBLÈME DE COMMUNICATION AVEC LES PARENTS QUAND CEUX-CI IGNORENT (volontairement ou pas) L’AGRESSION : suite a ces attouchements je me suis aussi coupé de mes parents, petit a petit, jusqu'a ne plus arrivé a avoir de vraies discutions avec aucuns des deux. Se dire des banalités oui mais dès qu'il s’agissait de choses plus personnelles c'était fini.
On as tous bien des choses a reprocher a nos parents. Moi suite a mes difficultés "sociales" au collège, je leur reprochai (sans leur dire ouvertement) de ne pas me comprendre, de ne pas me soutenir, de ne pas m'aider a affronter ceux qui venaient sans cesse me faire chier. Bref de ne pas a voir su me protéger ou de ne pas m'avoir appris a me protéger. Je savais bien que ce reproche-secret n’était pas vraiment justifié comme tous les reproches de gosse. Maintenant depuis peu je crois avoir compris. Au fond de moi le vrai reproche que je leur adressais c'était de ne pas m'avoir protéger non pas contre mes connards de camarades de classe au collège mais contre ceux qui m’ont touché quand j'avais seulement 8 ans. C'est ça le vrai reproche que je n'ai jamais réussi a leur adressé. Et en ayant occulté ce souvenir je ne risquai pas d'y parvenir. Je ne peux pas reprocher à mes parents de rien comprendre à la vie, ou toutes c'est phrases dans ce style car c'est trop facile et "injustifiable" à moins d'avouer ma honte.


<< Je reproche a mes parents de ne pas m'avoir appris a me confier, a leur parler a coeur ouvert.
Je reproche à mes parents d'avoir fait de tout ce qui touche a la sexualité quelque chose de honteux et de répréhensible. >>

S'il en avait été autrement j'aurai osé leur en parler. Alors ils auraient pu m'aidé. Mais je n'ai jamais parlé.
Dans ce contexte la phrase "Je reproche à mes parents de ne pas avoir compris, de ne pas avoir vu ce qui se passait" est hors sujet car je leur ai volontairement caché. On ne peut pas cacher volontairement quelque chose aux yeux des gents et leur reprocher de ne pas le voir.

6) IL FAUT IMPÉRATIVEMENT PARLER ET CHERCHER DU SOUTIEN AUPRÈS DE PERSONNES APTES A LE FAIRE BIEN : depuis que je commence a comprendre cela j'ai parlé avec quelques personnes ayant subit ce genre d'agression. voici ce qui ressort systématiquement : la culpabilité de pas avoir sus se défendre, la honte d'être sale, le dénie de l'agression, le repli sur soi et une vie sociale en soudain déclin, des états dépressifs plus ou moins fort pouvant aller de la mélancolie a la tentative de suicide.

Ce qui permet d'améliorer les choses : en parler a qui que se soit. Mais j'ai l'impression que le fait d'en parler avec sa propre mère est plus bénéfique que d'en parler a qui que ce soit d'autre (dans la mesure ou celle-ci accepte de croire ce qui lui est dit). Ensuite les psy s'emble être d'un excellent secours quand on tombe sur le bon et qu'on a la force et la volonté de jouer franc jeu avec eux. Bref quand on accepte VRAIMENT l'idée de se faire aidé par un psy ça marche apparemment bien. Enfin, contrairement a beaucoup d'idée reçu, en parlé aux copine sert pas a grand chose si elles ne font pas preuve d'un minimum de recul. Au mieux elles apportent de la compassion (sincère le plus souvent) au pire elles nous prennent pour des mythos et nous tourne le dos (connasses)

Pour ma part il y a deux choses que je pense faire mais pas dans l'immédiat car il faut que l'idée fasse son chemin : d'abord aller voir un psy pour peut être plus tard arriver a en parler déjà a mon chéri et ENVENTUELLEMENT si je le sens bien a mes parents mais avoir. Et puis le deuxième truc que je veux essayer de faire c’est aller me confesser de ça car je suis croyante. Ce n’est pas une faute que je confesserai mais un sentiment de honte. Quand j’étais petite et que j’ai subit ces attouchements, j’ai fais ma communion l’année d’après et j’avais tellement honte que je n’en ai pas parlé. Je regrette de ne pas l’avoir fais car je pense que ça m’aurai beaucoup soulagé. M’entendre dire que le Bon Dieu me pardonnai m’aurait, j’en suis sure, permit de me dire « ouf si le bon dieu me pardonne alors ça va ». Au lieu de ça je me suis tue et me suis caché. Je crois que les religions ont aussi ce rôle là : soulager la conscience. (petite, après ça je m’etais coupé du Bon Dieu et je suis partie peu a peu vers des croyance plus sombre)


7) toutes les victimes d’agression de ce type ont un sentiment de honte car elles culpabilisent de ne pas avoir sus se défendre suffisamment violemment. Généralement l’agresseur est toujours une personne qui exerce sur l’agressé une certaine domination psychologique sur l’agressé, au moins a ce moment là. Ce qui explique la peur que l’on a. Et puis il y a une réaction du cerveau qui pour préserver la vie de l’agresser court-circuite certains neurones ce qui fait perdre la conscience ou du moins qui diminue la conscience de l’agression et évite que l’on ne soit tué par la monté d’adrénaline. Mais pour ce 7ieme point il faut encore que je me documente.


Voila a peu près tout ce que j’ai compris depuis ces dernières semaines. Alors tu vois même si mon blog semble inactif moi je ne le suis pas !
C’est déjà beaucoup mais il me reste encore pas mal de chemin à faire. Je n’en suis qu’au début

Pour ce qui est de mon poids je suis en ce moment a 53.5kg pour 1.72m. Trop peu selon mon médecin. Et je sais qu’elle a raison car mes règles sont désormais très faibles. Mais pour l’instant je vais me maintenir à ce poids là et je vais essayer de régler le problème un a la fois.


Je te remercie d’être passé m’écrire ces 2 coms sur mon blog. Tes remarques et tes questions sont toujours très pertinentes et ne cessent de mes faire réagir. Merci, sincèrement

Gros bisous a toi. Porte toi bien et prends soins de toi.

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Petite note perso : je me suis toujours considérée et me considère encore comme étant trés chanceuse de ne pas avoir de TCA. Je souhaite mantenant regler vite et bien ce vieu probleme afin de pouvoir vivre le coeur léger.

 

Bisous à toutes mes cheries



Article ajouté le 2009-10-13 , consulté 30 fois

Commentaires


Boo site : analogue.blog4ever.com | le 14/10/2009 à 10:38:02
Cet article me fait plaisir Vievie, pour deux raisons: parce qu'il m'est initialement destiné mais aussi et surtout parce qu'il me montre encore une fois que, bien que parfois je me trouve inutile ou je trouve inutile la démarche d'entretenir un blog, il y a en fait de très bonnes raisons de le faire.
J'avais déjà plus ou moins compris ta démarche et le superbe pas que tu avais déjà fait alors je voulais juste intervenir sur un point (encore!^^). A vrai dire, je n'arrive pas à assimiler l'utilité d'un psy pour aider. En effet, comme tu l'as dit, on fait la démarche d'aller voir un psy quand on va déjà assez mieux pour oser parler de ce qui a pu causer certains troubles dans nos comportements en général. Dès lors, si seul on a déjà réussi à assimiler cela, pourquoi ne pas continuer le chemin seul? Pourquoi aller voir un psy quand ça va déjà mieux? C'est justement exactement cela qui m'embête avec l'idée de psy: c'est que rien que la démarche d'y aller (quand elle est volontaire) témoigne d'une "guérison". Qu'est-ce que le psy apporte de +? Je ne demande pas cela dans le but que toi tu te dises que ça serait vain, au contraire, en te lisant, on ne peut que constater que tu as les pieds bien sur terre et que tu as l'air de maîtriser très bien seule ta démarche vers "un coeur plus léger", d'être la mieux placée pour savoir ce que tu as à faire. En fait je le demande + pour ma propre expérience, ne me décidant pas à aller voir un psy à cause de ces interrogations.
Par-contre, bien que je ne sois pas croyante, je salues ta démarche de te confesser car en effet, la religion c'est aussi cela : soulager sa conscience, supporter les aléas de la vie.
Contente d'avoir eu de tes nouvelles, ça y est, je sais maintenant que tu ne détestes pas mon blog Loool.
P.S: Super l'image de fond de ton blog ;-). T'as pas intérêt de venir lancer des oeufs sur mon blog car en y venant, tu recevras des bonbons de toute façon t'inquiète ;-).
Nanouch site : hannah-et-ana.blog4ever.com | le 13/10/2009 à 20:48:53
Hello !
Oui ça va mieux, on finis par se faire une raison ^^
Je suis entre 63 et 64kg depuis deux semaines mais là je recommence à descendre donc ça me motive !
Et toi ça va mieux ? donne de tes nouvelles !
Gros bisous et bon courage !


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